The lost art of keeping secrets

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Maisie Dobbs de Jacqueline Winspear

Ce n’est que très récemment que j’ai découvert les romans de Jacqueline Winspear, lorsqu’une amie m’a offert le tome 2 de la série pour l’obtention de mon diplôme (encore merci ♥). Malheureusement, les romans ne sont plus édités et si vous souhaitez rencontrer la merveilleuse Maisie Dobbs, il faudra écumer vos bouquineries, encore que seuls les 2 premiers tomes ont été traduits en français… J’ai réussi à trouver le tome 1 et hop, embarqué dans mes valises pour mon périple londonien. Aujourd’hui, je peux vous dire que j’ai très bien fait parce que j’ai adoré cette lecture, c’est un véritable coup de coeur pour moi.

Alors que le récit commence, nous sommes à Londres en 1929 et Maisie Dobbs vient d’ouvrir son bureau d’investigation. Elle n’a pas encore beaucoup d’expérience et est presque désespérée d’entendre le téléphone sonner quand un homme de la bonne société, Mr Davenham,  la contacte à propos de doutes sur la fidélité de son épouse. Maisie prend l’affaire en charge, pas forcément réjouie de commencer sa carrière par un banal adultère, mais heureuse de pouvoir commencer à travailler et mettre en pratique l’enseignement qu’elle a reçu. Rapidement, elle se rend compte qu’il ne s’agit pas véritablement d’adultère mais quelque chose de plus complexe faisant resurgir des souvenirs de guerre qu’elle aurait aimé garder enfouis.

Si le roman commence par une introduction policière traditionnelle, celle-ci est rapidement mise de côté pour évoquer l’histoire de Maisie. Nous apprenons d’où elle vient, quel est son parcours, comment elle s’est retrouvée, elle, fille d’épicier londonien et bonne au sein de la maison de Lady et Lord Crompton, étudiante au sein d’une université pour jeunes femmes réputée. On apprend ensuite que Maisie a été infirmière pendant la guerre et si l’on sait que quiconque occupait un poste au sein de cette guerre sanglante est bouleversé, on sent qu’il y a une histoire derrière l’histoire sans parvenir à mettre le doigt dessus.

La page dédiée au roman sur le site de l’auteur

Petit à petit, l’auteur dévoile l’histoire de notre héroïne, dépeignant un personnage en demi-teinte. Maisie est un personnage remarquable, tout en nuances. Si elle est chaleureuse, elle peut aussi être très distante. Si courageuse puisse-t-elle être, elle ne trouve pas la force de faire face à son passé et aux décisions qu’elle a prises. Ce n’est qu’à la toute fin du roman qu’on se rend compte de ce qu’elle a vécu et de la façon dont elle a pansé ses blessures (ou évité de le faire) de guerre.

L’auteur est une merveilleuse conteuse, sachant quoi révéler à quel moment. Le roman est découpé en 3 parties. Dans la première, nous faisons la connaissance de Maisie en 1929, où elle résout avec coeur l’affaire qui lui est soumise. La 2ème partie, et la plus longue nous raconte son histoire depuis sa tendre jeunesse où elle prend un poste de bonne chez les Crompton jusqu’à son poste d’infirmière durant la guerre. Arrive alors la 3e partie où nous nous retrouvons de nouveau en 1929 et où Maisie finit de résoudre l’énigme qui s’est présentée à elle au début du roman, nous révélant un peu plus sur elle encore.

C’est un roman que j’ai trouvé très bien écrit, passionnant et juste. L’auteur parle de façon remarquable des blessures d’après-guerre, sans tomber dans le mélodrame. Elle évoque particulièrement subtilement les changements que la grande guerre a opéré sur la société, sur la façon dont elle a bouleversé les convenances sociales  mais surtout, sur les bouleversements psychologiques qu’elle a engendrés.

Je vous conseille le blog de l’auteur qui est très très chouette!

Bref, j’ai adoré. J’ai ramené le tome 2 dans mes valises il y a une semaine, et je poursuivrai sans hésiter en anglais par la suite. La série compte déjà 9 tomes, le dernier étant sorti il y a peu. De longues heures de bonne lecture en perspective!

Voyage à Capri d’Elizabeth Adler

Cela faisait bien trop longtemps que je n’avais pas parlé concrètement d’un livre sur ce blog, vous êtes d’accord? Et ça me manquait de vous parler de bouquins! Mais en même temps, je lisais à la vitesse d’un escargot dernièrement, alors… Lors de mon départ à Londres, j’ai emmené avec moi 2 des 3 livres reçus lors de notre dernier swap en familleVoyage à Capri d’Elizabeth Adler et Une année studieuse d’Anne Wiazemsky et c’est sur ce premier titre que mon attention s’est portée lorsque j’ai choisi un livre au format poche pour m’accompagner lors de mes trajets quotidiens.  Il faut croire que j’étais inspirée car j’ai pu le lire alors que le soleil baignait la capitale anglaise, des conditions idéales!

Que je vous le dise tout de suite, Voyage à Capri m’a fait passer un très bon moment. J’avais besoin d’un roman simple, sans prétention, qui me raconte une jolie histoire. L’improbabilité de l’intrigue et les personnages stéréotypés m’importaient peu. J’avais juste envie de m’évader aux côtés d’un roman doux, sucré et c’est sur une croisière particulière vers Capri que j’ai embarqué.

L’histoire au départ est la suivante: Sir Robert Hardwick, magnat mondial dans la finance vient de se tuer dans un accident de voiture, laissant derrière lui une fortune immense. Quelque peu avant son décès, Bob Hardwick avait confié à son détective privé et ami, Harry Montana, ses soupçons quant à la possibilité qu’on puisse souhaiter sa mort. Bob avait rédigé des lettres adressées à Harry et Daisy, son assistante personnelle mais aussi sa plus chère amie, au cas où il lui arrivait malheur. Dans ces dernières, il avance la conviction selon laquelle s’il est décédé autrement que dans un sommeil paisible dans l’une de ses propriétés, ils peuvent être certains qu’il s’agit d’un assassinat. Il leur demande alors d’exécuter sa dernière volonté: réunir les éventuels suspects pour 5 jours de croisière, destination Capri où son testament sera dévoilé, en espérant avoir trouvé, d’ici là, l’identité du coupable, si coupable il y a. Daisy et Harry entreprennent alors de réaliser ce dernier souhait…

On entre très vite dans l’histoire et on se laisse rapidement emporter par le récit de l’auteur. Elizabeth Adler est une très bonne conteuse  et c’est, selon moi, le principal. Voyage à Capri, ce n’est rien d’autre qu’une petite histoire simple, douce, dans laquelle il est agréable de se plonger le temps de quelques heures… Pas le meilleur chocolat, mais très bon quand même!

Je conseille ce livre pour une lecture printanière ou estivale, en vacances ou lors d’un weekend douillet. Vous passerez un bon moment!

Lovely weekend

Et voilà, le temps gris typiquement londonien est de retour… La grisaille et le vent froid, juste pour nous rappeler que nous n’en sommes encore qu’au mois de mars. Après avoir fait nos petites courses des dernières choses manquantes et de quoi manger pour toute la semaine, nous voilà installées, ma chère colocataire et moi, avec un tea-time parfait avec notre nouvelle théière garnie de jolies fleurs. Le programme de ce weekend sera soft. Après le déménagement du weekend dernier et les allers retours infernaux avec les valises, nous avons juste besoin de nous poser et de prendre du temps pour nous.

Au programme donc…

- Préparation de billets pour le blog et peut-être préparation d’un nouveau décor…

- Des litres de thé

- Des films, des séries

- Du Cadbury au caramel

- De très jolies cartes à écrire à mes proches

De bonnes choses, comme vous pouvez le voir. Cette semaine s’est très bien déroulée, je continue de prendre mes marques et je me sens très bien ici. J’espère que tout continuera comme ça. Il a fait tellement beau cette semaine à Londres que j’ai pu me balader et faire le plein de vitamines. Avant d’aller en cours ou après, je prends du temps pour aller dans les parcs ou simplement me balader dans le centre ville. Cette semaine j’ai été attirée par la chasse aux Easter eggs! C’est toujours un plaisir d’en trouver un nouveau et de le photographier. Je vous montre ça bientôt :-)

Je reprends peu à peu mon rythme de lecture grâce à mes trajets pour aller en cours, ce qui est assez chouette. J’ai toujours Le livre perdu des sortilèges sur ma table de chevet car il est grand et lourd, et j’évite de le transporter. Je le lis donc en parallèle avec Voyage à Capri d’Elizabeth Adler. J’aime beaucoup l’ambiance du livre, je le trouve parfait pour la saison printanière. Une histoire agréable pour passer un moment tout doux, avec une tasse de thé.

Voilà pour les quelques nouvelles du moment, je vous souhaite un bon weekend, et je reviens bientôt :-)

The Christmas Specials #8: Booklist

Un de mes incontournables pour bien passer cette période de l’Avent et m’imprégner le plus possible de l’ambiance de Noël, c’est bien entendu me faire une ‘petite’ sélection de livres à lire. Une pile relativement bien fournie cette année. Je ne pense bien entendu pas savoir tout lire, surtout avec le mémoire qui s’achève doucement… (ouf – je n’en peux plus! Il est grand temps que je passe à autre chose pour ma santé mentale). Toutefois, en cette période de stress intense, j’ai grandement besoin d’évasion, et rien de mieux que de se plonger dans une jolie histoire, non? J’adore les douceurs littéraires tournant autour de Noël, c’est vraiment l’une des périodes de lecture de l’année que je préfère. Voici ce que j’ai ‘sélectionné’ pour cette année:

Ainsi, j’aimerais lire…

  • Une nouvelle de Dickens, l’une de celles dont je vous ai parlé dans ce billet-ci. Je suis assez attirée par lire The chimes, mais je ne suis pas encore certaine. Surtout que j’ai aussi The Holly-tree inn, ramené de Londres…
  • Mrs Miracle de Debbie Macomber. Je l’ai reçu dans mon Christmas swap et je l’ai déjà dévoré! J’ai beaucoup, beaucoup aimé, je vous en parle très bientôt (demain ou après-demain, sans doute). Je me sens bien décidée à continuer à découvrir la prose très prolifique de cette auteure, parce que j’aime décidément beaucoup son univers, je m’y sens très bien.
  • Encore une lecture en anglais, avec Miracle on Regent street de Ali Harris. Comme il me faut toujours un petit temps d’adaptation lorsque je lis en anglais, j’ai décidé de poursuivre sur ma lancée après avoir lu Mrs Miracle. Ce livre est aussi un trésor ramené de la capitale anglaise lors de ma journée du 29/10, dont je vous parle ici. Il est assez épais, je pense donc mettre quand même un petit temps pour le lire, mais il me plait vraiment beaucoup, je suis assez séduite pour l’instant, c’est bon signe!
  • Fais-moi peur de Malika Ferdjoukh. Un écrivain figurant désormais parmi mes préférés. Après avoir vraiment adoré adoré Quatre soeurs, Sombres citrouilles & Chaque soir à 11 heures, ainsi que Minuit-cinq (un tout petit roman jeunesse adorable se passant à Noël, je vous le conseille!), je n’ai qu’une envie: me familiariser davantage avec le reste des romans de Malika. Sa plume n’est pour moi qu’enchantement, je suis toujours vraiment heureuse de la retrouver. Je l’ai mis dans mon Christmas swap, et je sais que Shopgirl l’a lu, vous aurez d’ailleurs son avis bientôt, je pense! Il s’agit d’un ‘thriller de Noël’.

  • Impossible de ne pas penser à Anne Perry et ses Christmas novels annuels! J’avais craqué pour La révélation de Noël l’année dernière sans avoir eu l’occasion de le lire, je pense bien rectifier ça cette année! Le dernier sorti me tente beaucoup aussi (Un Noël plein d’espoir). Si j’avance bien dans mes lectures, je me l’achèterai peut-être, car j’ai peur qu’il ne soit plus disponible l’année prochaine! J’ai aussi La disparue de Noël (reçu au swap l’année dernière mais pas eu l’occasion de le lire – l’avis de Sophie par ici) et Le voyageur de Noël trouvé avec délectation dans ma bouquinerie. Ils sont tout très courts, ça ne devrait pas prendre beaucoup de temps…
  • Nous continuons dans l’univers des mystères avec un roman de la reine du crime Christmas Pudding. L’année dernière, j’avais beaucoup apprécié Le Noël d’Hercule Poirot.
  • Un classique de la littérature jeunesse que je n’ai jamais lu mais dont j’ai entendu énormément de bien: Casse-noisette de E.T.A. Hoffman. Nous verrons bien!
  • Terminons par une bluette toute douce avec Un Noël dans les Catskills de Nora Roberts. Une cohabitation forcée avec un charmant gentlemen horripilant (soit disant) dans une jolie maison, how original! Je pense vigoureusement me moquer de ces clichés battus et rebattus, but who cares? It’s so delicious! :P (huhuhu).

Parmi les livres se passant à Noël que j’ai déjà lus, je peux vous conseiller:

  • Minuit-cinq de Malika Ferdjoukh
  • Un Noël en famille de Jennifer Johnston
  • Le Noël d’Hercule Poirot d’Agatha Christie
  • Une seconde avant Noël de Romain Sardou (un vrai bonheur que ce livre, un de mes grands coups de coeur de 2010!)
  • Sauver Noël de Romain Sardou
  • Un chant de Noël de Dickens
J’avais moins aimé Un cadeau du ciel de Cecelia Ahern et un des recueils Magie d’hiver que j’évite désormais, même s’ils sont toujours très tentants…
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Sinon, n’oubliez pas qu’il y a une liste de titres bien longue par ici. Vous pouvez donc vous faire votre propre sélection de lectures spéciales Christmas 2011. Et pour une liste encore plus complète, rendez-vous par . J’ai déjà envie de faire ma liste pour l’année prochaine!
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Et vous? Que lisez-vous pendant cette douce période?
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PS: Je suis totalement in love de ces Victorian Christmas cards trouvées à cette fameuse foire aux livres (néerlandais-anglais) à prix réduits, et que vous pouvez voir sur les photos ci-dessus. Je les ai toutes en double et je compte bien garder un exemplaire de chaque et les ranger précieusement avec mes décorations de Noël ♥

Bonne soirée & Happy Christmas readings 2011!

Le chat qui lisait à l’envers de Lilian Jackson Braun

Voilà un petit moment que ces romans aux titres très félins m’intriguaient. Mais cette série est trèèès longue. Certains me diront qu’on peut les lire dans le désordre, mais voyez-vous j’ai une petite manie, ou appelez-ça un toc, qui veut que je dois lire les romans dans l’ordre (dans l’hypothèse où ce n’est point nécessaire – parce que dans les autres cas, c’est logique non?), sous peine d’être gravement perturbée. Quand j’ai vu le rayon de ma librairie tout de félidés débordant, et arborant fièrement le premier titre de la série, je n’ai point hésité (vous commencez à me connaître non?). Et me voilà donc repartie avec Le chat qui lisait à l’envers. J’ai aimé, pas adoré, mais suffisamment aimé pour poursuivre la série. En fait, j’adore ce genre d’ambiance. L’art d’accorder de l’importance aux petits agréments du quotidien est ici pleinement exercé, et ça m’a grandement plu.

Le livre raconte l’histoire d’une enquête menée par un journaliste du nom de Qwilleran venant d’être recruté dans un journal pour tenir une chronique artistique. Bon, je vous le dis tout de suite, l’enquête n’est pas le premier sujet du livre, elle est plutôt là comme prétexte pour nous faire rencontrer ce bon vieux Qwilleran, et ce chat merveilleusement dingue et sophistiqué qu’est Koko. Nous y voyons aussi des personnages tous plus allumés les uns que les autres qui nous font bien rire.

Ce premier tome marque quand même le début de la série puisque c’est dans ce roman-ci que Qwilleran fait la connaissance de son fameux chat. La description de sa routine chic et luxueuse est délicieuse et nous fait encore plus envier “la vie de chat”. Le roman se déguste doucement avec une bonne tasse de thé et quelques heures devant soi.

Lilian Jackson Braun, Le chat qui lisait à l’envers, Editions 10/18, 1966, 222 pages

Florilège de lectures #2

Voici aujourd’hui la deuxième partie de mon récapitulatif lectures de ces derniers mois. Ce deuxième billet est aussi le dernier consacré à mes coups de coeur.

Source

  • La couleur des sentiments de Kathryn Stockett
Je pense qu’il n’est même plus utile de parler de ce magnifique roman. Il a fait l’objet de très nombreux avis positifs, voire même dithyrambiques sur la blogosphère, et je vous préviens tout de suite, je ne vais pas être très originale. Ce roman se déroule dans le Mississippi des années 60, dans un climat de ségrégation particulièrement féroce. La couleur des sentiments est un roman polyphonique; ce sont trois femmes qui se partagent la parole. Il y a tout d’abord Skeeter, jeune fille de bonne famille, blanche, mal dans sa peau et de plus en plus mal à l’aise face aux propos racistes de ses “amies”. Elle décide de prendre les choses en main, de dénoncer les aberrations raciales auxquelles elle est inlassablement confrontée en racontant le quotidien des bonnes noires. Pour cela, elle a besoin d’aide et c’est vers Aibileen qu’elle se tourne d’abord. Si cette dernière est d’abord méfiante, elle est très tentée par cette aventure. Son besoin et son envie de faire avancer les choses vont la faire accepter. Elle va également convaincre Mimi, sa meilleure amie, qui est elle aussi une bonne noire. Mimi est encore plus méfiante qu’Aibileen et sa volonté faiblira parfois, surtout par peur. Ces trois femmes font preuve d’un immense courage qui va peu à peu contaminer une grande partie des bonnes des environs qui vont décider elles aussi, de livrer leurs témoignages. Le roman fait référence à quelques évènements historiques et à de grandes personnalités qui ont réussi à faire évoluer les mentalités, comme Rosa Parks et Martin Luther King. Ce que j’ai aimé, c’est que même si le roman s’érige quelque part comme une dénonciation, on ne tombe pas dans le misérabilisme. Aibileen, Mimi et les autres bonnes n’ont pas que des mauvaises histoires à raconter, et certaines anecdotes, en particulier celles parlant des enfants qu’elles ont élevés comme des mères, débordent d’amour.  Je ne vais pas m’étendre davantage, sachez juste que c’est un roman prenant et touchant. L’alternance des voix est ici vraiment efficace, elle permet de se rendre réellement compte de l’état des esprits de l’époque, de confronter les points de vue… Difficile de le terminer sans être émue. C’est un vrai bijou.
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Un film en a été tiré, il devrait sortir sur nos écrans dans les mois à venir. Ma bannière ainsi que la photo d’Emma Stone (qui joue Skeeter) en haut de ma colonne en sont d’ailleurs issues.
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Kathryn Stockett, La couleur des sentiments, Editions Jacqueline Chambon, 2010, 525 pages.
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  • Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier
Nous nous situons au tout début du XIXe siècle. Le roman raconte l’histoire d’Elizabeth Philpot, fraîchement débarquée et installée à Lyme Regis avec ses soeurs et de Marie Anning, jeune fille revêche chercheuse de fossiles, dont elle fait la connaissance à son arrivée.  Elizabeth ayant toujours eu un intérêt prononcé pour la science et ses curiosités et est bien décidée à profiter ce ce que Lyme a a lui apporter. Si Elizabeth part à la chasse aux fossiles pour nourrir sa nouvelle passion, il n’en est pas de même pour Marie Anning pour qui ces heures passées à se promener sur la plage sont un gagne-pain. Les deux femmes se lient d’une amitié particulière à l’image de leurs personnalités. Leur quotidien change alors que Marie Anning découvre un fossile susceptible de chambouler toute la communauté scientifique… Prodigieuses créatures est un roman assez lent, mais au combien passionnant. J’ai vraiment adoré en apprendre plus sur les fossiles, la façon dont on a pu découvrir leur existence. J’ignorais tout de ces deux personnalités (qui ont bel et bien existé) et ce fut un réel plaisir de les rencontrer. Tracy Chevalier a une plume délicieuse, elle parvient à garder notre intérêt, à nous transporter. Sincèrement, je me sentais presque présente sur ces plages à sillonner, rêvant que Marie Anning m’apprenne à dénicher le specimen rare… Un très beau roman.
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Tracy Chevalier, Prodigieuses créatures, Folio, 2011, 421 pages.
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  • Eleven de Mark Watson
Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de ce roman, et je vous en reparle encore aujourd’hui. C’est un livre que j’ai lu quasiment d’une traite, la veille d’un examen en juin dernier, impossible de m’arrêter. Je vous rassure tout de suite, je l’ai réussi cet examen! Nous faisons ici la connaissance de Xavier Ireland, un australien installé à Londres où il co-anime une émission nocture à la radio. Son crédo? Les cas désespérés! Et il est doué pour ça. Un jour, son collègue et ami l’invite à une soirée de speed dating. Au début il refuse mais l’insistance de Murray le convainc. Il s’y rend de façon assez désinvolte et y rencontre une jeune femme dynamique lui proposant ses services comme femme de ménage. Sur un coup de tête, Xavier accepte et voici que commence le début d’une folle aventure pour notre animateur radio. Mark Watson construit le récit en petites histoires dont le personnage principal est bien entendu Xavier. Mais nous faisons aussi la connaissance de toute une série d’autres personnages qui se font en quelque sorte son écho. L’auteur utilise ici l’effet papillon, en suivant 11 personnes qui seront touchées à un moment par l’action ou l’inaction de notre héros. C’est assez difficile à expliquer. L’auteur utilise une décision que Xavier a prise à propos d’une chose anodine (ou pas) et développe les réactions en chaîne à partir de cet épisode. Ca finit par aboutir à une jolie toile d’araignée de liens et donne lieu à des situations assez cocasses et franchement drôles. Parce que Mark Watson a beaucoup d’humour. Pourtant, Eleven est un roman empreint d’une douce mélancolie. Il a aussi un côté profondément humain et touchant. Ce roman a pour moi quelque chose d’unique, je l’ai vraiment adoré. Je trouve qu’il ne ressemble à aucun autre que j’ai pu lire, c’est mon grand grand coup de coeur de ces derniers mois.
Mark Watson, Eleven, Editions Albin Michel, 2011, 343 pages.
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Passez un bon dimanche!
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Florilège de lectures #1

Sur le même principe que Filipa et ses articles que je n’écrirai pas, j’ai envie aujourd’hui de publier la première partie d’un récapitulatif lectures sur tous ces livres que j’ai lus et dont je ne vous ai pas parlé.  Ma remise à niveau date d’avril dernier, j’ai pris pas mal de retard, et je dois vous parler de beaucoup de choses.
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J’ai divisé ma liste en plusieurs catégories: les coups de coeurs dont je vais commencer à vous parler aujourd’hui (#1 & 2) et quelques autres bonnes lectures (#3 & 4 ) que je publierai plus tard, peut-être la semaine prochaine. Pour ce qui est des romans à suites, je pense faire un billet global sur la série au moment venu. 4 billets de rattrapage donc que je distillerai entre d’autres notes… On commence aujourd’hui avec ma première série de coups de coeur.
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  • Rouge rubis de Kerstin Gier
C’est ma soeur qui a déniché Rouge Rubis. Il n’avait pas attiré mon regard parmi le foisonnement de romans fantastiques pour adolescents. A vrai dire, en lisant le titre, je ne me serais jamais doutée qu’il pouvait parler de … voyageurs dans le temps! Rien que son sujet, assez original compte-tenu de la production actuelle, est attirant, et vous savez, chers lecteurs, que je vis désormais mon amour pour les voyageurs du temps au grand jour. Ma lecture date un peu, donc j’ai du mal à me souvenir des petits détails. Le roman met en scène une jeune fille, Gwendoline, qui si elle est ordinaire (ou du moins, elle le pense, vous vous en doutez déjà), vient d’une famille assez atypique puisqu’elle est issue d’une longue lignée de voyageurs dans le temps. En réalité, c’était sa cousine Charlotte qui était pressentie pour être l’héritière des dons familiaux, et on l’avait plus que préparée à cette destinée. Mais voilà que les symptômes tant attendus se manifestent chez Gwendoline… Voilà pour le tout début de l’histoire. Comme il est classé dans mes coups de coeur, vous savez que j’ai adoré ce roman. Je l’ai trouvé très novateur, bien construit, plein d’humour et avec des personnalités franchement agréables à rencontrer. De plus, on sent que ce premier tome pose les jalons, mais ce n’est pas pour ça qu’on s’ennuie. L’auteur prend son temps pour expliquer le monde assez complexe qu’elle a mis sur pied sans perdre notre attention. Je suis plus qu’intriguée par ce mystère et ces secrets à découvrir, et j’attends la suite de pied ferme.
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Kerstin Gier, Rouge rubis, Milan Editions, 2011, 416 pages.
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  • Treize petites enveloppes bleues de Maureen Johnson
J’ai eu tout de suite très envie de lire Treize petites enveloppes bleues en lisant la note de Filipa. Son avis reprend d’ailleurs tout le bien que j’en ai pensé. Ce roman est l’histoire de Ginny, qui découvre qu’à sa mort, sa tante lui a laissé 13 petites enveloppes avec un certain nombre d’instructions à suivre. La jeune fille va alors s’envoler pour l’Europe et la sillonner de façon totalement non planifiée (au secouuuuurs!), en suivant au fur et à mesure les demandes de sa défunte tante. Au fur et à mesure de ses voyages, elle découvrira tout un pan de la personnalité de cette tante qu’elle ne connaissait finalement pas si bien. Ce roman est une sorte de voyage initiatique assez original qui vous dépaysera à coup sûr. Il a bien sûr des défauts, comme la présence de clichés sur les pays visités par exemple, mais cette lecture m’a littéralement emportée, je l’ai dé-vo-ré. Un bon roman de jeunesse, très agréable à lire. J’avais d’ailleurs déjà beaucoup aimé Suite Scarlett du même auteur.
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Maureen Johnson, Treize petites enveloppes bleues, Gallimard Jeunesse, 2010, 324 pages.
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  • City of fallen angels de Cassandra Clare
City of fallen angels est le quatrième tome de la série La cité des ténèbres (The mortal instruments) pour laquelle j’avais eu un réel coup de coeur l’été dernier. Je ne pouvais pas attendre la sortie française de la suite, alors je me suis ruée sur la version anglaise dès sa sortie en avril dernier. J’ai savouré cette lecture, en essayant d’éviter de tout lire d’un coup. La cité des ténèbres nous plonge dans un monde de chasseurs d’ombre, de vampire, de loups garous, de fées, de sorciers… Selon moi, ce n’est pas une énième série fantastique, c’est vraiment une très très bonne série que je n’arrête pas de conseiller autour de moi. Ce tome-ci est centré sur le personnage de Simon, une figure importante de la série que j’aime de plus en plus. Nos héros doivent faire face à un monde post-Valentin et continuer à tenter de maintenir la paix. Simon est contraint de s’habituer à sa nouvelle nature et de prendre les bonnes décisions, Clary doit développer ses dons, Jace n’est plus lui-même, Alec et Magnus sont quant à eux en vacances… Si j’ai passé un très bon moment (forcément, en grande fan), City of fallen angels n’est pas le tome que je préfère jusqu’ici de la série. J’ai eu parfois l’impression que l’auteur voulait trop en faire baver à ses personnages. Je pensais que ce tome serait un moment de répit, et je me suis bien méprise! Par ailleurs, la découverte de nouveaux personnages et le développement de la communauté des loups m’a beaucoup plu. Ce qui est certain, c’est qu’on ne s’ennuie pas. La fin m’a quant à elle laissée un perplexe. C’est pourquoi j’attends le cinquième tome, City of lost souls avec impatience. Je l’ai placé en coup de coeur, car je suis immensément fan de la série, et que même si City of fallen angels me laisse une impression un peu mitigée, il n’en reste pas moins une tranche de ma série coup de coeur. En attendant, j’ai encore le tome 1 Clockwork Angel de la série parallèle à The mortal instruments, intitulée The infernal devices qui m’attend dans ma pal. Sans compter que la suite de ce premier tome Clockwork prince sort début décembre.
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Cassandra Clare, City of fallen angels, Walker books, 2011, 424 pages
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Profitez bien de cette dernière journée de septembre. Et oui, déjà… j’en suis la première étonnée.
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Autumn, the year’s last, loveliest smile*

Continuons sur une note automnale en ce joli dimanche ensoleillé. Ces derniers jours, mon moral était un peu tristounet, alors je me suis mise à penser à tous ces petites choses qui me donnent le sourire. Des petits moments prévus pour les prochaines semaines, mais aussi des petits plaisirs et des envies toutes simples.

Mardi, je vais chez une amie qui m’a proposé de me faire découvrir sa ville. C’est une ville qui n’est pas du tout bien considérée chez moi, réputée pour être mal fréquentée. Je pense cependant qu’elle s’est fortement améliorée ces dernières années, sans pour autant parvenir à changer son image. Mon amie a prévu de m’emmener dans ses points de repères, notamment une bouquinerie et une grande librairie, assez connue d’ailleurs.

Les séries reprennent! Même si je ne suis que très rarement une série épisode par épisode, ça me met en joie de me dire que je pourrais bientôt de découvrir de nouvelles choses. Merlin, Grey’s anatomy, Downton Abbey ♥ reprennent. Et puis il y a les nouvelles : Pan Am, Ringer,… Si vous avez d’autres choses à me conseiller, je suis preneuse! Mais j’ai surtout envie de refaire quelques intégrales: Sex and the city, Doctor whoDawson, Ally McBeal, Friends, Gilmore girls,… Je ne sais pas encore ce que je vais choisir mais ça fait trop longtemps que je repousse! Je ne sais pas trop quand j’aurais le temps de regarder tout ça, surtout que je ne regarde pas beaucoup la télévision ces derniers jours.

La semaine prochaine, je vais passer deux jours chez ma soeur, à Liège, dans notre ancien appartement. Ma ville me manque toujours… Je ne sais pas si c’est parce que j’y ai toujours un pied (ma soeur, mon futur diplôme) ou si c’est parce que j’ai envie d’y faire ma vie. C’est pourtant loin de ma famille, mais parfois, il faut s’éloigner, pour se construire… Bientôt il y aura aussi la foire d’automne. Elle est vraiment immense, j’ai hâte de manger mon lacquemant annuel! Cette année, j’ai envie de prendre de belles photos, je pourrais vous y emmener un peu, comme ça.

Je profite des gourmandises de saison: je mange du raisin, des noix, des poires du jardin… J’ai envie de cuisiner une tarte, quelque chose de traditionnel, avec une bonne pâte maison. Pommes, noix, soupçon de cannelle? Qu’en dites-vous?

Dans deux semaines, il est prévu que je retourne dans ma première ville étudiante, Lille. Si j’y allais assez régulièrement avant, ces dernières années, mes visites lilloises n’ont fait que s’espacer. Là, j’ai très hâte d’y retourner. Je ne laisserai plus autant de temps pour ma prochaine visite.

J’ai envie de me balader avec mes chiens. Ici, à la campagne, il y a de jolies balades à faire, même s’il faut prendre la voiture pour y aller, ça vaut le coup.

Je suis très satisfaite de ma petite sélection lecture que j’avais réalisée ici. Je m’y tiens, et je dévore les titres qui sont sur ma liste. L’objectif est d’avoir presque tout fini pour la fin du mois d’octobre, où je lirai des romans plus particuliers pour Halloween. Je réfléchis déjà à une petite sélection. A part ça, j’ai envie d’un bon gros classique…

J’ai une grande envie de me replonger dans la petite collection de vieux films, avec notamment quelques comédies musicales qui donnent la pêche, comme Singin’ in the rain et d’autres trésors que je n’ai encore jamais vus.

Je vous souhaite une bonne fin de weekend!

* le titre est une citation de William Cullen Bryant

Souvenirs d’été

Capeline, thé glacé et lecture

Londres : Petit-déjeuner sur Portobello Road ♥

Une limonade en terrasse, au Pain quotidien

Comfort book & comfort food

Le fabuleux Eton Mess de Madeleine Miranda!

Thé et fruit du soir

Homemade cupcakes

Seaside

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