Good afternoon
Je passe un début de semaine très étrange. Hier, je me suis levée et la neige avait recouvert le sol. Je ne m’attendais tellement pas à ça que je me suis cru, le temps d’un instant, à Narnia. Je sais que la neige est source d’un nombre incalculable d’emmerdements (dont j’allais me rendre compte quelques temps plus tard), mais chez moi, c’est instantané, ça me met d’une humeur tout de suite heureuse.
Et alors que je pensais bêtement (on n’a pas les yeux très affûtés au réveil) que c’était le fait d’une nuit un peu spéciale, je me suis vraiment sentie dans une troisième dimension quand j’ai vu qu’en réalité il continuait de neiger, et à gros torrents. Ca a duré presque toute la journée. Et il m’arrivait bien de me demander si c’était bien en train de se passer.
Quelques heures plus tard, black-out de 10h30 à 18h. C’était vraiment comme si le temps avait arrêté sa course effrénée. C’était très très bizarre mais aussi assez génial, en son sens. On dépend tellement de l’électricité pour tout et n’importe quoi que de s’en trouver privés nous force à nous rappeler notre degré de dépendance et les facilités que ça nous procure et que l’on considère comme immuables. Et puis, et c’est ce qui constitue, selon moi, la meilleure partie de ce type d’évènement, cela nous pousse à nous tourner vers d’autres activités. J’ai pris le temps d’écrire une jolie carte à la lueur d’une bougie, how romantic. Et ensuite, vous l’aurez peut-être deviné, je me suis mise à lire, jusqu’ à plus soif.
Je ne me souviens plus la dernière fois que je me suis pris plus d’une après-midi à ne rien faire sinon à lire. Ouvrir son roman et ne plus le lâcher pendant des heures, oui ça m’arrive, mais peu souvent, en réalité. Je lis beaucoup, mais c’est souvent par interruptions, quelques pages par-ci par là, selon l’occasion qui se présente. Là, j’ai passé mon après-midi dans le Devonshire, un peu à Londres aussi, avec Elinor et Marianne et leur charmante suite. J’ai absolument adoré ce roman… Et je me suis dit que je pourrais passer ma vie entière à faire ça (enfin, vous me manqueriez quand même beaucoup beaucoup). L’après-midi s’est achevée par la lecture d’une carte pleine de promesses qui me font voir les semaines à venir avec confiance.
Ces heures de complet délassement m’ont fait beaucoup de bien. Je me suis sentie incroyablement détendue et ça m’a réellement permis de me reposer car figurez-vous que ce rhume qui devait rester petit, et bien il n’est plus si petit que ça et encore aujourd’hui, je ne me sens vraiment pas en grande forme.
Pour terminer sur une note livresque, je viens de commencer Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness, reçu à Noël et je m’y plais déjà: sorcière, Oxford, vieille bibliothèque, manuscrit étrange, vampire charismatique et une héroïne véritable rat de bibliothèque, difficile de ne pas me plaire… Il s’agit d’un sacré pavé aux longues pages bien noircies. Et je caresse doucement cette promesse de passer un certain temps projetée dans cette ambiance, en compagnie de ces héros intrigants.























