The Christmas Specials #15: Miracle on Regent Street de Ali Harris
by Emilie
Je ne soupçonnais pas une lecture si délicieuse, lorsque j’ai emporté ce si joli livre dans mes sacs, lors de ma journée londonienne de la fin du mois d’octobre. Miracle on Regent Street est le premier roman d’Ali Harris et c’est pour moi une très belle réussite. Ce livre m’a fait passer un si bon moment! Un de mes gros coups de coeur de l’année, de quoi terminer 2011 en beauté ♥♥
Miracle on Regent Street appartient à un genre que j’avais délaissé depuis un certain temps et auquel je n’avais pas spécialement envie de revenir dans l’immédiat. La promesse d’une jolie histoire se passant à Noël, d’une héroïne attachante, d’un grand magasin londonien, et la capitale anglaise a été le déclic qu’il me fallait pour réouvrir un roman de chick-lit. Les ingrédients du genre sont réunis mais j’éprouve toutefois des difficultés à l’étiqueter de façon tranchée, sans parvenir vraiment à en identifier les raisons. Pour moi, c’est un roman un peu à part, qui m’a réussi à me faire passer un moment vraiment délicieux. Je n’ai pas vu passer les presque 500 pages bien tassées, en anglais qui plus est – ce qui est pour moi un exercice de lecture toujours plus laborieux.
Un petit résumé avant de passer à une forme de billet plus particulière, mais qui je trouve, correspond bien à mon ressenti. Evie Taylor a toujours rêvé de travailler chez Hardy’s, un lieu romantique par excellence pour elle puisqu’il a réuni ses parents toujours aussi épris l’un de l’autre. Toutefois, elle n’y occupe pas vraiment le poste qu’elle souhaiterait et qui lui permettrait d’exercer ses talents: elle est assignée à la gérance des stocks, l’endroit qui serait sans doute le plus lugubre du magasin si celui-ci n’était pas déserté… Evie surprend alors une conversation au cours de laquelle elle apprend qu’Hardy’s est menacé de fermeture si les ventes ne remontent pas dans les semaines à venir, plus précisément, ils ont jusqu’au boxing day (26 décembre) pour remonter le pente. Elle n’arrive pas à réaliser que cet endroit qu’elle chérit tant va bel et bien fermer ses portes, même si elle reconnait qu’il a perdu la saveur de ses belles années… Evie entreprend alors d’y mettre du sien pour sauver Hardy’s, et par la même occasion, sortir de l’ombre et donner un coup de fouet à sa vie.
Quelques éléments qui m’ont fait tomber amoureuse de ce roman…
- Vous devez commencer à le savoir, je suis particulièrement friande des romans qui érigent des lieux comme véritables personnages. Et c’est bien le cas ici, Hardy’s est un personnage à part entière du récit, le coeur du roman et l’endroit dans lequel on se sent le mieux. Y aller chaque matin avec Evie, c’est un peu comme rentrer à la maison.
- L’auteur déborde d’amour pour sa ville, et la capitale anglaise est sans conteste un autre personnage important de l’histoire. Ali Harris nous emmène dans des lieux raffinés, chaleureux, magiques… Primrose bakery, Somerset House, Claridge’s,… Ce roman respire Londres et toutes les merveilles qu’on peut espérer y trouver, et y vivre. Certains passages sont juste bons à être lus et relus… (comme celui que je vous ai fait lire ici). Les toutes dernières pages sont d’ailleurs consacrées à quelques bonnes adresses d’Evie. The cherry on the cake!
- Les autres personnages sont géniaux, en particulier, Felix, Lily et Sam que j’ai adorés! Dans son genre, j’ai aussi craqué pour Joel, ce bel américain aux allures de star de cinéma des années 50 (Hello, hottie!).
- Evie est une chouette héroïne, à laquelle il est bien aisé de s’attacher. Elle se situe dans un moment creux de sa vie, se remet doucement d’une vilaine rupture (après 2 ans, il est temps!), ne fait pas vraiment attention à elle-même et ne se pose pas vraiment de questions sur ses choix de vie (elle aide sa soeur avec ses enfants en échange d’un toit) et a tendance à se négliger, malgré sa maniaquerie (Hello!). Elle a pourtant un amour et un goût sûr pour les jolies choses et est passionnée par le vintage, elle ne s’en trouve cependant pas digne (ça vous donne une idée de la confiance qu’elle a en elle). Un extrait:
” I’m just doing this in a desperate attempt to be diffrerent because I’m sick of being myself. I remind myself of this as I take a deep breath, stand up and walk towards The Wardrobe. I place my hand gently on the key in the lock and turn it slowly. I close my eyes, open the door and then open my eyes again. Inside is a row of immaculate vintage pieces that I’ve painstakingly collected over the past two years, all unworn and covered in plastic, each one an embodiment of the girl I want to be. Vintage clothes are different: they’re original. They have history, a sense of magic about them. Besides all that, I love the fact that these clothes have lived a life before. I fell that simply by having them in my wardrobe, that life might just rub off on me. I don’t need to wear them. Once I buy them I immediately have them all dry-cleaned – little luxury – and then they get locked away in the wardrobe. It’s not like I can wear them in my day-to-day life. My job in the stockroom and evenings spent looking after Delilah’s kids puts paid to that. But I’ve carried on purchasing them anyway. There’s something from every decade of fashion that I adore: 1920s silvery-white flapper-style beaded dresses, shimmering nude, pale-pink and oyster-coloured bias-cut satin floor-length gowns from the 1930s, wich I’ve accessorized by wrapping faux fur shrugs and strings of pearls carefully round the necks of the hangers. There are gorgeous 1940s floral print tea dresses; pastel 1950s prom gowns with corsages and layers of tulle; pencil skirts and beautifully tailored trousers, silk shirts in fabulous jewel colours and armfuls of gorgeous brightly coloured 1960s mini shift dresses. Over the past two years these clothes have become like my own personal priceless art collection. They hang in my wardrobe, perfectly curated in order of olour, style and length, but they never get taken off their hangers, or out of their plastic. They’re just ther for my viewing pleasure”. (p.76-77)
- Les descriptions des transformations du magasin réalisées par Evie, qu’il est très chouette d’imaginer… Toutes reposant sur l’utilisation des vieux stocks du magasin, des cartons regorgeant de trésors, vous vous en doutez! La grande amoureuse de décoration que je suis a été comblée…
- La magie de Noël, la façon dont l’auteur en parle et nous fait part de ses impressions, de la conception qu’elle a de la fête.
Je pourrais encore être très très longue, mais je vais m’arrêter là, avec un dernier extrait qui donne de nouveau une très bonne idée de l’ambiance qui se dégage du roman:
” I close my eyes for a moment and try to imagine the Hardy’s I want to see; the one that it used to be back in the post-war glory days when country hag gone through hell and heartache and Hardy’s survived to tell the tale. I imagine well-dressed women strolling through the halls arm in arm with their lovers, mothers, children and best friends. I imagine Nat King Cole’s velvety voice crooning from the speakers, singing about chestnuts roasting and Jack Frost nipping. I can visualize thick garlands of greenery draped around the atrium with mistletoe and holly twined around it, gloriously coloured home-made vintage paper chains hung round the doors, twinkling fairy lights wrapped around pillars and doorways. Crepe-paper crackers and nativity scenes, the hand-carved wooden shoes I unpacked yesterday… and, of course, the most important thing of all, the Hardy’s Christmas tree, back standing proudly by the grand central staircase” (pp. 410-411).
♥
Chestnuts roasting on an open fire,
Jack Frost nipping at your nose,
Yuletide carols being sung by a choir,
And folks dressed up like Eskimos.
Everybody knows a turkey and some mistletoe,
Help to make the season bright,
Tiny tots with their eyes all a-glow,
Will find it hard to sleep tonight.
They know that Santa’s on his way
He’s loaded lots of toys and goodies on his sleigh,
And ev’ry mother’s child is gonna spy,
To see if reindeer really know how to fly.
And so I’m offering this simple phrase,
To kids from one to ninety-two,
Although it’s been said
Many times, Many ways
Merry Christmas to you.
And so I’m offering this simple phrase,
To kids from one to ninety-two,
Although it’s been said
Many times, Many ways
Merry Christmas to you.
♥
Passez une merveilleuse journée!




Cela a l’air d’être un petit bijou! Je lis et relis ton article! :) Je me note le titre de ce livre! Dommage qu’il ne soit pas encore traduit en français… :(
Je suis contente que ça te plaise! Je ne sais pas du tout s’il sera traduit… il n’est sorti en anglais qu’en octobre, si je me souviens bien donc ça ne sera de toutes façons pas pour tout de suite! Sinon tu peux le lire à petites doses, si tu es vraiment tentée :-)
C’est un super article que tu as écrit là, il résume bien ton ressenti face à cette lecture et tu parviens à nous donner envie de lire ce bouquin! On voit que tu as écrit avec ton coeur!! Je n’aime vraiment pas la chick-litt, mais comme tu nuances cette catégorisation au sujet de ce livre, peut-être me laisserai-je tenter… Est-ce une photo de l’auteur que tu as mi, la jeune femme assise à un bureau, à son ordinateur? Si c’est le cas, elle a l’air d’avoir un univers très girly et cosy à la fois, j’aime beaucoup (surtout son petit chemisier en satin…! Et son bureau aussi!)
Dernièrement j’ai eu du mal aussi avec la chick-lit, j’ai eu ma période disons. Mais celui-ci est aussi un “roman d’ambiance” selon moi, je ne sais pas, il a une saveur bien plus particulière :-) Oui, c’est bien une photo de l’auteur, j’aime beaucoup les photos qu’on trouve sur son site. J’aime tout: le chemisier, le bureau, la chaise, la tasse à thé… Merci pour ton passage! Passe de très bonnes fêtes :-)
Je ne connais pas ce livre, mais l’univers de l’auteur me plait également ♥
Bonne soirée!
Merci Madeleine :-) Je pense que ce livre pourrait te plaire, en effet!